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Pour un ancien salarié du privé, la retraite complémentaire représente souvent le tiers de la pension totale, et davantage pour les cadres. Son fonctionnement par points la rend pourtant plus difficile à anticiper que la retraite de base. Voici les repères utiles.

En bref : l’essentiel Lecture 30s
  • Point clé : Réglementation et conditions applicables vérifiées au 1ᵉʳ semestre 2026.
  • Point clé : Comparaison objective et chiffrée des garanties et du reste à charge réel.
  • Point clé : Accompagnement indépendant par un courtier immatriculé à l’ORIAS (n° 16 002 908).

Deux valeurs de point à ne pas confondre

Le régime distingue la valeur d’achat et la valeur de service. La valeur d’achat, aussi appelée salaire de référence, détermine combien de points vos cotisations vous rapportent : elle s’élève à 20,1877 € au 1er janvier 2026. La valeur de service convertit vos points en euros de pension : elle est de 1,4386 € depuis le 1er novembre 2025.

Le calcul est simple : nombre de points accumulés × valeur de service = montant annuel brut. Quelqu’un ayant acquis 5 000 points perçoit donc 7 193 € bruts par an, soit environ 599 € par mois avant prélèvements sociaux.

Source : Agirc-Arrco — Chiffres utiles 2026.

Poste de garantie Prise en charge Sécurité sociale Intervention Mutuelle Senior ARTEX
Consultations & Soins courants 70% du tarif conventionné Ticket modérateur + dépassements d’honoraires (jusqu’à 200%)
Hospitalisation & Soins lourds 80% ou 100% (hors confort) Chambre particulière, lit accompagnant et forfait journalier 20€/j
Paniers 100% Santé Tarif réglementé 0 € de reste à charge garanti (optique, dentaire, audition)
Médecines douces & Prévention Non remboursé (0 €) Forfait annuel 150 € à 250 € (ostéopathie, pédicurie, cure)

Les dates de revalorisation

La valeur de service est revalorisée au 1er novembre de chaque année, et non au 1er janvier comme la retraite de base. La valeur d’achat, elle, évolue au 1er janvier.

Cette différence de calendrier explique des écarts de pension entre janvier et novembre qui déroutent parfois. Lors de la dernière revalorisation, la valeur de service est restée stable, ce qui signifie en pratique une pension complémentaire inchangée en euros courants.

Le malus de 10 % a disparu

Le coefficient de solidarité, ce « malus » qui amputait de 10 % la retraite complémentaire pendant trois ans lorsqu’on partait dès l’obtention du taux plein, a été supprimé : au 1er décembre 2023 pour les nouveaux retraités, puis au 1er avril 2024 pour les quelque 700 000 retraités qui le subissaient encore.

Le coefficient majorant, à l’inverse, subsiste : différer son départ de deux, trois ou quatre ans au-delà du taux plein majore la complémentaire de 10, 20 ou 30 % pendant un an. Il a toutefois été supprimé pour les assurés nés à compter du 1er septembre 1961 dont la retraite de base a pris effet à partir du 1er décembre 2023.

Source : Service-public.fr — Suppression du malus Agirc-Arrco. Attention : certaines pages en ligne, y compris institutionnelles, décrivent encore ce malus comme applicable.

Vérifier son relevé, et anticiper la mutuelle

Votre relevé de carrière est consultable sur info-retraite.fr. Vérifiez-le plusieurs années avant le départ : un employeur disparu, une période d’apprentissage ou de chômage mal reportée se corrigent d’autant plus facilement qu’on s’y prend tôt.

Anticipez aussi un point qui surprend beaucoup de nouveaux retraités : le départ met fin à la mutuelle d’entreprise, dont l’employeur payait au moins la moitié. La cotisation individuelle qui la remplace est souvent bien supérieure, au moment précis où les revenus baissent. Faites-vous rappeler quelques mois avant la date de départ, pas après.

Vos questions fréquentes

Peut-on racheter des points Agirc-Arrco ?

Le rachat est possible dans des cas limités, principalement au titre des années d’études supérieures ou d’années incomplètes, dans la limite de 140 points par année rachetée et de trois années. Le calcul de rentabilité mérite d’être fait : il dépend fortement de l’espérance de vie et du taux d’imposition.

La retraite complémentaire est-elle soumise à cotisations ?

Oui. Elle supporte la CSG, la CRDS, la Casa et une cotisation d’assurance maladie de 1 % — cette dernière ne s’appliquant pas à la retraite de base. Le taux de CSG dépend de votre revenu fiscal de référence.

Que devient la complémentaire pour le conjoint survivant ?

La pension de réversion Agirc-Arrco représente 60 % des droits du défunt, sans condition de ressources, mais sous condition d’âge : 55 ans en règle générale. Elle est supprimée en cas de remariage.

La fin du contrat d’entreprise approche ?
C’est le moment où la cotisation santé double souvent. Un conseiller compare les formules individuelles avant que vous ne soyez sans couverture.